Justice et Paix ACERAC confronté au défi de l’exploitation des ressources naturelles

Justice et Paix ACERAC confronté au défi de l’exploitation des ressources naturelles Les Présidents des Commissions épiscopales et coordinateurs nationaux Justice et Paix de l’Association des Conférences Episcopales de la Région d’Afrique Centrale (ACERAC) et leurs invités étaient réunis à Douala début décembre 2013. Ils ont échangé sur la problématique des ressources naturelles de leurs pays respectifs et sur les différentes violations des droits de l’homme perpétrées sur leurs frères et sœurs. Le communique finale dudit réunion constate que «

L’exploitation anarchique des ressources naturelles, l’accaparement des terres auxquels l’on est confronté aujourd’hui constituent des défis majeurs qui nous appellent à un plus grand attachement au Christ et à une plus forte affirmation des valeurs chrétiennes qui nous caractérisent. » Bien sûr, l’Afrique Central héberge deux pays qui viennent d’être déclaré conforme à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives. En République Congo et au Cameroun, apparemment la gestion des ressources naturelles est en train de s’améliorer, au minimum par rapport à la transparence des revenus dudit secteur. La validation du Tchad sera discutée l’année 2014. De l’autre côté nous avons le Gabon qui est suspendu, et la Guinée Equatoriale qui a assez de revenue pour ne pas avoir l’intérêt d’améliorer la transparence. A l’autre extrême se trouvent nos sœurs et frères de la République Centrafricaine, qui est suspendu du processus ITIE, mais plus-tôt concernés par l’apaisement du conflit violant à l’interne. Le SNJP profitait de la présence des experts de Justice et Paix de la sous-région pour entretenir une conférence-débat autour du thème « Enjeux et perspectives de la transparence minière aux lendemains de la validation du Cameroun comme pays conforme ITIE. ». Les participants ont pu s’échanger avec M. ELONO, représentant du Ministère des Mines, de l’Industrie et du développement technologique du Cameroun, M. Jean Brice MAKOSSO, en tant que Coordinateur de la Coalition PWYP du Congo, et Mme Evelyne TSAGUE, Coordinatrice du Revenu Watch Institute pour l’Afrique Francophone. Questions clés dudit débat étaient la transparence des transferts infranationaux au Cameroun et la contribution du secteur extractive à l’amélioration de vie des citoyens de nos pays. L’atelier de Douala a aussi adressé le chômage, l’extrême pauvreté, l’insécurité et la mauvaise gestion des revenus tirés des exploitations minières et pétroliers. Nous avons aussi constaté que ses problèmes sont aussi la conséquence de l’absence de l’effectivité d’une démocratie participative dans nos pays. Finalement un plan d’action triennal était bâti autour des thèmes suivants : (1) la promotion des droits pour une meilleure protection des populations riveraines des sites des industries extractives ; (2) l’effectivité de la mise en œuvre des clés de répartition des revenus d’exploitations des ressources naturelles ; (3) la redynamisation des actions d’apaisement dans les pays en crise ; et (4) le suivi budgétaire. L’espoir et de renforcer les capacités grâce à la mise en place d’un système plus effectif d’échange et de communication régulière et intensive entre les commissions national Justice et Paix différentes pour améliorer la qualité du plaidoyer. Thorsten Nilges

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