Des Evêques Camerounais et Nigérians réconfortent les réfugiés à l’Extrême-Nord

L’évènement a eu lieu le 6 mars 2015 au camp des réfugiés nigérians de Minawa, situé dans le diocèse de Maroua-Mokolo.

Les réfugiés du camp de Minawa n’oublieront pas de sitôt la journée du 6 mars 2015. Et pour cause, ils ont eu l’insigne honneur de recevoir une forte délégation de six évêques venus du Cameroun et du Nigéria leur apporter un message de solidarité, d’amour et d’espérance. La forte délégation était constituée de NNSS Samuel Kleda, Archevêque de Douala et Président de la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun ;  Lucius Ugorji, évêque d’Umuahia et Président de la Caritas au sein de la Conférence Episcopale Nationale du Nigéria ; Stephen Manza, Evêque de Yola ; Mgr Olivier Doeme, Evêque de Maïduguri ; Bruno Ateba Edo, Evêque de Maroua-Mokolo et Barthélémy Yaouda Hourgo, Evêque de Yagoua.

Cette visite qui a redonné beaucoup d’espoirs à des centaines de réfugiés nigérians est la conséquence d’un rapport sur la situation des réfugiés adressé par Mgr Samuel Kleda, président de la CENC aux Evêques du Nigéria. « Dès que nous avons eu l’information de la part de Mgr Samuel Kleda,  Président de la Conférence épiscopale du Cameroun, les évêques du Nigeria ont délibéré sur la question pendant notre assemblée  plénière à Abuja. Nous avons donc été envoyés pour voir et évaluer la situation de nous-mêmes,  afin de déterminer comment nous pouvons intervenir », a indiqué Mgr Lucius Ugorji, évêque d’Umuahia et Président de la Caritas au sein de la Conférence Episcopale Nationale du Nigéria. Les Evêques ont saisi l’occasion de cette visite pour prier avec les réfugiés et demander au Seigneur de mettre un terme aux massacres et à la souffrance des populations. « Nous sommes au Cameroun premièrement pour rencontrer et assister nos frères et sœurs déplacés qui ont été arrachés du Nigeria par les attaques de Boko Haram. Nous voulons les rencontrer, prier pour eux, les encourager et les assister matériellement. Ensuite, Je suis particulièrement au Cameroun parce que mon Diocèse est le plus affecté par la crise de Boko Haram. La  conséquence de cette crise est que mes  paroisses ne fonctionnent plus », a déclaré Mgr Olivier Doeme, Evêque de Maïduguri.

Au cours des échanges qu’ils ont eu avec les personnes déplacées du Nigéria en raison des exactions commises par la secte terroriste Boko Haram, les Evêques ont demandé aux réfugiés de garder la foi en Dieu, car dans sa miséricorde infinie et son amour pour ses enfants, Il permettra le retour des réfugiés au Nigéria dans un avenir proche. A l’annonce d’un imminent retour sur leur terre natale, les réfugiés d’une voix unanime ont rendu grâce à Dieu comme ce fut le cas du peuple d’Israël pendant l’exil de Babylone. Les Evêques se sont dits heureux de constater que malgré les difficultés et les atrocités de la rébellion, les réfugiés n’ont rien perdu de leur foi. « Malgré la souffrance, la foi des gens reste forte. Nous allons donc encourager tout le monde, parce que, quelle que soit la longueur d’un tunnel, il y a toujours une lumière au bout du tunnel. Les heures les plus sombres de la nuit viennent  toujours juste avant la pointe du jour », a souligné Mgr Lucius Ugorji,  Président de la Caritas au sein de la Conférence Episcopale Nationale du Nigéria.Mgr Olivier Doeme, Evêque de Maïduguri, l’un des Diocèses le plus touché par les atrocités des miliciens du groupe terroriste Boko Haram, a indiqué que c’est par la prière que le mal sera vaincu. « Nous avons beaucoup d’activités spirituelles dans notre Diocèse pour chercher l’intervention de Dieu afin de mettre un terme à cette insurrection. Il s’agit par exemple de la première pour la consécration du Diocèse au Cœur Immaculé de Marie que nous avions commencé depuis quatre ans. Chaque année nous nous réunissons en tant que diocèse pour prier sous la direction de la Sainte Vierge Marie, et elle ne nous a jamais déçus. Nous avons aussi l’adoration journalière du Saint sacrement dans tous les diocèses étant donné que nous sommes les plus affectés par les activités de Boko Haram».

                                                                                          Gildas Mouthé

 

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